jeudi

L enfer vert

Apres 16 heures de bus des plus epiques, avec des passages a pic, nous atteignons Rurrenbaque, au coeur de la jungle bolivienne. Le type se fait plus indien, la chaleur plus humide, les moustiques et insectes en tous genre plus nombreux. On arrive dans une charmante pension ou se trouvent des perroquets, et des singes que l on peut admirer depuis nos hamacs sur les bords du fleuve Beni.












On part des le lendemain dans la selva - la foret- pour trois jours de marche. Apres 3 heures de pirogue, nous voila isoles au coeur de la foret vierge.











C est une veritable experience que de se trouver au milieu d une vegetation extremement dense telle un aquarium etouffant que le soleil ne perce que par breves interstices d une couleur verdie et affaiblie. Le silence assourdissant qui y regne est rompue de temps a autre par des cris de singes d oiseaux ou d animaux inconnus. On doit etre sur le qui vive en permanence de peur de poser la main, ou autre chose, sur des fourmis geantes, sur des insectes piquants ou des betes volantes non identifiees. Sabine se souviendra longtemps de cette piqure sur la fesse gauche d une bete rouge volante au bec assere que le guide voulait lui soigner a l aide de la seve d un arbre tropical en l appliquant lui-meme.








A travers une vegetation hostile, on cite volontiers Levi-Strauss dans Tristes tropiques, " cela serait une illusion de croire que l on marche sur le sol, enfoui sous un enchevetrement instable de racines de surgeons, de touffes et de mousses, chaque fois que le pied manque un point ferme, on risque la chute, dans des profondeurs parfois deconcertantes ". Aymeric a cependant effectue un tres joli balancement de liane au dessus d un rio peu ragoutant tandis que Sabine a traverse au peril de sa vie, sur des troncs de bois instables, et avec quelques sueurs froides, des mares boueuses innfestees de parasites pullulants. Miam !

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